Ce travail s’inscrit dans une réflexion sur la perception que l’individu entretient avec son milieu. L’eau, élément central de cette série de photographies avec impression en sérigraphie, est ici présentée comme une matière fluide que l’on tente de contenir, d’encadrer, voire d’enfermer. C’est un élément sans forme propre, insaisissable, qui doit être circonscrit pour ne pas s’échapper. L’idée d’emmurer ou de confiner l’eau entre en tension avec sa nature même.

Ce duel entre ce que l’eau offre, ouverture, mouvement, liberté, et la manière dont l’humain la canalise pour ses usages, devient une métaphore de notre rapport au monde.

Malgré cette contrainte, l’eau conserve sa puissance évocatrice : elle nous relie à la mémoire, au corps, à un sentiment de bien-être. Entre calme et confinement, ces œuvres révèlent ce que l’eau retient, reflète et transforme en nous.

Présentation des explorations de recherche-création de ma résidence à Engramme à l’été 2018.